Judo. Championnat régional à Angers : le Dojo Nantais, favoris des tatamis

Arnaud Gendre et Renaud Brossard envisagent cette saison sous les meilleurs auspices. | MICHEL FRAUDEAU
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Club pivot du Grand Ouest, le Dojo Nantais avance sûr de ses forces à l’aube de cette nouvelle saison avant d’aborder le championnat régional seniors individuel et par équipes ce week-end.

Arnaud Gendre et Renaud Brossard envisagent cette saison sous les meilleurs auspices. | MICHEL FRAUDEAU

Arnaud Gendre et Renaud Brossard, le directeur technique et le président du Dojo nantais font un point avant d’aborder une nouvelle saison et le championnat régional seniors individuel et par équipes à Angers, qualificatif pour les championnats de France.

 

Ce week-end aura lieu à Angers un championnat régional d’importance, qualificatif pour les championnats de France. Quel est votre état d’esprit ?

Arnaud Gendre : « Aussi serein que possible, même si, au niveau régional, le Dojo Nantais est un peu l’épouvantail, le club à battre. On engage une grosse vingtaine de combattants tout au long du week-end. Si chacun combat sérieusement et avec l’ardeur nécessaire à ce genre de rendez-vous, je ne me fais pas trop de souci, la majorité devrait pouvoir se qualifier en vue des championnats de France qui se dérouleront du 12 au 14 novembre, à Perpignan. Attention toutefois au péché d’orgueil, il faut respecter chaque adversaire et garder un état d’esprit irréprochable : combien de sportifs de haut niveau, quelle que soit la discipline, n’a-t-on vu tomber de leur piédestal après un excès de confiance… ? »

La compétition individuelle le 23, suivie des rencontres par équipes le 24. Les organismes vont être mis à rude épreuve après un an sans compétition majeure…

AG : « C’est désespérant… Celles et ceux qui iront le plus loin pourraient enchaîner une douzaine de combats en deux jours, en plus des régimes pour la pesée : c’est beaucoup trop ! On frôle l’incompétence de la part de la Fédération qui, plutôt que de dissocier les deux rendez-vous, à préférer les regrouper sur un seul week-end pour faire des économies de bout de chandelle… »

Vous avez réussi à conserver vos meilleurs combattants tout en recrutant certaines pousses prometteuses. De bon augure pour cette saison ?

AG : C’est une grande satisfaction effectivement. Malgré deux années très compliquées, on a conservé les piliers du club, comme Joris Guillot-Rosselot (vice-champion de France 2019, responsable du Pôle espoirs des Pays de la Loire), Arthur Robert ou Faustine Bernard. Nous avons aussi un vivier de jeunes, comme les sœurs Abdelkrim, qui sont le futur du club. Et puis, on a réussi à recruter quelques combattants prometteurs comme Evan Baune, en provenance du Mans et qui, à 17 ans, affiche déjà un potentiel très intéressant.

« Nous visons au moins 900 licenciés d’ici décembre »

Globalement, le groupe de compétiteurs est très soudé. Et même s’il y a de la concurrence, elle est saine et permet de tirer les performances vers le haut.

Renaud Brossard : « De manière générale, nous sommes très heureux de ce début de saison : nous avons retrouvé le nombre d’adhérents d’avant les années Covid et allons même les dépasser. Nous visons au moins 900 licenciés d’ici décembre, sinon plus, avec une grande majorité d’enfants, de tous les quartiers. À quoi tient ce chiffre ? Deux choses selon moi : l’attractivité de la ville de Nantes et l’effet des derniers Jeux olympiques, où le judo a été le plus gros pourvoyeur de médailles pour la France et l’un des sports les plus regardés. »

Comment comptez-vous assurer le développement du club dans les prochaines années ?

RB : C’est toute la difficulté. Contrairement aux sports très populaires, comme le foot, le rugby ou le hand, nous ne pouvons pas compter sur une billetterie : la très grande majorité des compétitions de judo, hormis quelques galas, sont gratuites. Or, avec actuellement 200 000 euros de budget sur l’année, nous sommes encore trop justes pour étoffer l’équipe permanente du club, qui ne compte que quatre salariés, tous dans l’encadrement sportif (sur les 12 entraîneurs que compte le club).

Par ailleurs, les collectivités ont tendance à se désengager des clubs sportifs, c’est une tendance nationale. Il va donc falloir mettre en place des partenariats privés pour assurer notre développement. Mais nous comptons toujours sur la ville de Nantes pour la création d’infrastructures, car certaines sont actuellement saturées, comme la salle Coidelle ou le dojo des Batignolles.

Championnat régional seniors individuel et par équipes (1re division). Samedi 23 et dimanche 24 octobre, à Angers. Au Dojo régional le 23 et à la salle Jean-Mermoz, le 24.

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