Kévin Azema
Kévin Azema, né le 30 juin 1993 à Moulins-sur-Allier, est l’un des combattants français les plus réguliers en -66 kg de sa génération. Triple titré aux championnats de France séniors (2018, 2023, 2024), 3e dan, il a construit sa carrière entre l’INSEP, Maisons-Alfort et la scène internationale, avant de rejoindre le Dojo Nantais, 2e plus gros club FFJDA de France (plus de 1 320 licenciés), pour deux saisons en Pro League. Son profil : un athlète technique, formé au sein d’une famille de passionnés depuis l’âge de 3 ans, dont la lucidité en finale lui a valu deux sacres consécutifs au sommet du judo hexagonal, dans l’une des catégories les plus denses du judo français.
Table des matières
1. Moulins, l'héritage d'une famille de judokas
Kévin Azema commence le judo à 3 ans à l’ASPTT Moulins, dans l’Allier. Ce n’est pas un hasard : son grand-père décroche sa ceinture noire à 60 ans, et son père entraîne des judokas depuis plus de 30 ans. La pratique est dans l’ADN familial bien avant qu’elle ne devienne une ambition sportive. Dès son plus jeune âge, il baigne dans cet univers. Moulins n’est pas une métropole connue pour former des titres en -66 kg sur la scène française : c’est justement un environnement de ce type, sans les filets de sécurité des grands centres parisiens, qui forge très tôt l’autonomie du combattant.
Sa progression n’est pas rectiligne. Par sa propre admission, il n’était pas forcément le meilleur élève sur le tatami à ses débuts. Ce qui change la donne, c’est l’environnement : un père professeur de judo qui sait doser l’exigence sans brûler les étapes, et des années à travailler les fondamentaux dans une section de province, loin des projecteurs. Un tel cadre développe une qualité rare : la capacité à se concentrer sur le présent plutôt que sur la performance attendue.
Ce départ à Moulins forge une identité de combattant : ancré dans la technique, peu enclin à la gesticulation, capable de prendre du recul dans les moments décisifs. C’est ce tempérament qui réapparaît dans chacun de ses grands rendez-vous, finales de championnats de France comprises. Le judo n’est pas pour lui une discipline choisie tardivement : c’est un héritage qu’il a décidé, à un moment, de porter jusqu’au plus haut niveau.
2. La formation : INSEP, Maisons-Alfort, premiers résultats séniors
Les premières performances séniors d’Azema arrivent vite : 2e place à l’European Cup de Londres en 2014, podium au Continental Open d’Orenburg et premier bronze en séniors en 2015, puis finale et victoire à l’African Open de Casablanca en 2017. Ces résultats lui valent une reconnaissance sur les deux circuits, hexagonal et international IJF, en quelques saisons seulement.
Cette progression s’appuie sur un choix structurant. Pour accéder à l’élite française, Azema rejoint Paris et le JC Maisons-Alfort, l’une des franchises de référence du circuit en -66 kg. En parallèle, il suit une formation complète à l’INSEP, où il obtient un STAPS option entraînement sportif, un DEJEPS (2017) et un DESJEPS (2019). Ce double cursus, sportif et pédagogique, lui donne les outils pour performer au plus haut niveau et, à terme, transmettre à son tour ce qu’il a appris.
La saison 2017-18 marque un tournant décisif. Kévin Azema enchaîne la finale en 2017 puis le titre l’année suivante, confirmant que son ascension au sein du haut niveau n’est pas liée à un coup de chance mais à une progression construite méthodiquement sur plusieurs années. Ces années à Maisons-Alfort sont la période où son judo gagne en densité tactique. Les registres techniques se précisent, le rapport au combat mûrit, et la régularité en compétition devient une signature.
3. 2018 : le premier titre de champion de France -66 kg
En 2018, Kévin Azema remporte son premier titre de champion de France séniors 1re division en -66 kg. Ce sacre place l’athlète de Moulins parmi les meilleurs de sa catégorie et révèle une chose essentielle : sa capacité à gagner dans les moments de pression maximale, dans l’une des catégories les plus relevées du judo français. La même année, il décroche un bronze à l’European Cup de Saarbrücken, confirmation de son niveau sur les deux circuits en simultané.
Ce premier titre a une résonance particulière : c’est la première fois que son père, professeur de judo et entraîneur depuis plus de 30 ans, le voit franchir ce cap au sommet du judo hexagonal. La dimension familiale donne à ce sacre une charge émotionnelle que les titres suivants, pourtant plus médiatisés, n’effaceront pas. L’histoire d’un fils formé par un père qui a transmis non seulement les techniques, mais aussi l’état d’esprit pour les utiliser sous pression.
Une anecdote résume sa manière d’aborder ces rendez-vous. Plutôt que de visualiser le résultat, Azema raconte se concentrer uniquement sur le combat en cours, geste après geste, sans projeter la suite du tableau. C’est cette discipline mentale, répétée des tatamis de Moulins jusqu’aux finales nationales, qui lui permet de tenir dans les prolongations et les fins de combat serrées, là où beaucoup d’adversaires craquent. Sa progression est cohérente, sans rupture brutale : un profil qui construit sur le long terme plutôt que de briller par intermittence.
4. Sous le maillot du Dojo Nantais : deux saisons en section judo Pro League
C’est sous le maillot du Dojo Nantais que Kévin Azema dispute les saisons 2022/23 et 2023/24 de la Pro League. Dès la saison 2022/23, il s’impose comme l’un des points forts de l’équipe coachée par Arnaud Gendre. À la 6e journée face au Dojo Béglais (victoire 4-1), il figure parmi les quatre combattants décisifs côté nantais. L’équipe termine 5e au classement général, avant d’être éliminée en quarts de finale par Sainte-Geneviève Sports (1-8). La saison 2023/24 suit la même trajectoire : quarts de finale atteints, franchise qui progresse sur la durée.
Ses coéquipières et coéquipiers à Nantes incluent Nadia Guimendego Matchiko, Vanessa MBalla Atangana et Rubens Colella. Ces deux saisons en section judo professionnelle coïncident exactement avec son retour au sommet, puisque c’est pendant cette période qu’il enchaîne ses deux sacres consécutifs aux championnats de France. Le format Pro League, avec ses confrontations régulières face à l’élite de chaque catégorie, offre un contexte idéal pour maintenir un niveau de compétition élevé tout au long de la saison.
L’environnement d’accueil compte aussi. Cette compétition par équipes regroupe 14 équipes de 10 combattants (5 femmes, 5 hommes), et le Dojo Nantais y aligne sa franchise professionnelle. Club lié au Pôle Espoir Pays de la Loire, il a offert à Azema un environnement compétitif structuré pour retrouver le plus haut niveau. Pour prendre une licence au Dojo Nantais, rendez-vous sur la page d’inscription.
5. La scène internationale : Paris Grand Slam et Open européens
Le parcours international de Kévin Azema couvre plusieurs circuits IJF sur plus d’une décennie. En 2015, il s’impose au Continental Open d’Orenburg. En 2017, il remporte l’African Open de Casablanca, une compétition tenue sur le continent africain qui rassemble des athlètes du monde entier, au même titre que les Open de Tunis ou du Caire sur ce circuit. En 2019, il s’adjuge l’European Open du Luxembourg. Ces trois victoires en Open international illustrent une polyvalence géographique que peu de combattants tricolores en -66 kg affichent sur la même période.
Le Paris Grand Slam reste le rendez-vous le plus exigeant de sa saison internationale. Sur cette épreuve, il a affronté Maruyama, l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la catégorie. En 2025, il franchit les demi-finales et termine 5e, performance qui confirme que son niveau ne faiblit pas à 31 ans. La victoire face à Chopanov lors de cette même édition 2025 est documentée ci-dessous :
Cette constance internationale n’a toutefois jamais débouché sur une place durable en équipe de France olympique, et la raison est connue de tout le milieu : le -66 kg est l’une des catégories les plus embouteillées du judo tricolore. Sur la même période, des athlètes comme Walide Khyar ou Daikii Bouba se disputent la sélection, et le niveau de la concurrence interne dépasse souvent celui rencontré sur les tournois mondiaux. Azema a donc construit sa carrière à un rang juste derrière les sélectionnés majeurs, capable de battre des têtes de série IJF sans pour autant verrouiller le poste pour un grand championnat. Ce contexte éclaire son choix de stratégie : le titre national comme objectif maîtrisable et l’international pour maintenir le niveau, plutôt qu’une course épuisante au quota olympique.
6. Palmarès complet de Kévin Azema
Le palmarès de kévin azema en -66 kg couvre plus d’une décennie de compétitions nationales et internationales. Il mêle victoires au championnat de France séniors, Open internationaux et participations en Pro League sous les couleurs du Dojo Nantais. Le tableau ci-dessous regroupe ses principales performances vérifiées, du niveau hexagonal au circuit IJF. Sa fédération de référence, la FFJDA, centralise ses engagements en compétition nationale. Sa photo et son bilan international complet, combat par combat, sont consultables sur son profil officiel IJF, référencé sous le nom kevin azema.
| Année | Compétition | Palmarès |
|---|---|---|
| 2025 | Paris Grand Slam (-66 kg) | 5e place (demi-finale) |
| 2024 | Chpts séniors 1re division FFJDA (-66 kg) | Vainqueur |
| 2023/24 | Pro League, Dojo Nantais | Quarts de finale |
| 2023 | Chpts séniors 1re division FFJDA (-66 kg) | Vainqueur |
| 2022/23 | Pro League, Dojo Nantais | Quarts de finale |
| 2021 | European Cup Sarajevo | Bronze |
| 2019 | European Open Luxembourg | Or |
| 2018 | Chpts séniors 1re division FFJDA (-66 kg) | Vainqueur |
| 2018 | European Cup Saarbrücken | Bronze |
| 2017 | Chpts nationaux FFJDA (-66 kg) | Finaliste |
| 2017 | African Open Casablanca | Or |
| 2015 | Continental Open Orenburg | Or |
| 2015 | Chpts nationaux FFJDA (-66 kg) | Bronze |
| 2014 | European Cup London | Finaliste |
7. Style de combat : kata-guruma, sumi-gaeshi, yoko-tomoe-nage
Le judo de Kévin Azema repose sur trois tokui-waza (techniques favorites) complémentaires. Le kata-guruma (roue des épaules), qu’il utilise notamment pour conclure la finale 2023, lui permet d’exploiter les prises défensives adverses. Le sumi-gaeshi (contre de coin), requalifié en ippon sur vidéo-review en finale 2024, illustre sa lecture tactique des situations (source : ASM Omnisports / vidéo IJF). Le yoko-tomoe-nage (projection en cercle latérale) complète un répertoire tourné vers l’adaptabilité et la continuité au sol.
Ce registre technique a plusieurs caractéristiques notables. Voici ce qui distingue son judo en -66 kg :
- Lecture des situations : il déclenche souvent à partir des contre-attaques ou des déséquilibres adverses, plutôt qu’en force brute
- Continuité au sol : ses techniques de chute impliquent une transition naturelle vers le ne-waza, difficile à couper pour l’adversaire
- Maîtrise des finales : deux titres nationaux conclus sur des techniques à prise de risque, dans des moments de pression maximale
Ce talent pour conclure dans les moments décisifs ne se résume pas à une question d’aptitude brute. Elle se construit sur des années de répétition spécifique sur ces trois techniques, dès les tatamis de Moulins, affinées ensuite à Maisons-Alfort et à l’INSEP. Ce travail de fond se retrouve dans les combats de référence disponibles sur la chaîne officielle de l’IJF, où plusieurs rencontres d’Azema sont archivées. La vidéo ci-dessous illustre la maîtrise du sumi-gaeshi dans son expression la plus affûtée :
8. 2023 et 2024 : double sacre en séniors 1d, le retour au sommet
Kévin Azema décroche deux titres de champion de France séniors 1d consécutifs en -66 kg, en 2023 puis en 2024, son retour au sommet après cinq ans de podiums intermédiaires sans nouveau sacre. En 2023, il conclut la finale sur un kata-guruma. Son père, qui l’entraîne depuis ses 3 ans sur les tatamis, est dans les tribunes ce jour-là. Sa réaction après le combat : « J’ai fait mon judo, mon judo ! Je n’ai pas trop réfléchi à ce qui allait suivre ; je me suis juste concentré sur le moment présent et sur cette communion avec mes proches. » (source : ASM Omnisports, 2023). Une phrase qui dit beaucoup sur sa méthode : présence totale, pas de calcul.
L’année suivante, au Coliseum de Chalon-sur-Saône, le 2 novembre 2024, la finale bascule sur un dernier engagement. Azema enroule un sumi-gaeshi, son adversaire part au sol, et l’arbitre lève d’abord le bras pour un simple waza-ari. Dans les tribunes, la vingtaine d’élèves de l’ASM venus l’accompagner retient son souffle pendant la vidéo-review. Quelques secondes plus tard, la décision tombe : ippon. Le titre est plié. Ce podium culminant illustre sa capacité à garder la tête froide dans les moments les plus incertains. Sa formule avant la finale dit l’essentiel : « Une finale ne se perd pas ! » (source : ASM Omnisports, 2024). Ce double sacre le place durablement parmi les références de sa catégorie dans l’Hexagone.
Pour mesurer la cohérence de sa carrière, voici les combats qui en marquent les temps forts :
- Finale France 2018 : premier titre de champion de France séniors 1re division en -66 kg
- Finale France 2023 : retour au sommet, conclu sur un kata-guruma
- Finale France 2024 : deuxième sacre consécutif, sur un sumi-gaeshi requalifié en ippon après vidéo-review
- Paris Grand Slam 2025 : victoire face à Chopanov et demi-finale (5e place) à 31 ans
Ces sacres coïncident exactement avec ses deux saisons en Pro League, un format par équipes qui maintient le niveau de performance sur la durée. Porter le maillot d’une franchise structurée comme celle du Dojo Nantais lui a offert, durant cette période charnière, un cadre compétitif régulier pour rester au contact de l’élite entre deux championnats. Depuis, il est devenu directeur technique de l’ASM Judo à Clermont-Ferrand, aux côtés de Laurent Pernin. On perçoit dans son approche le prolongement de ce qu’il a lui-même reçu : ses élèves décrivent un entraîneur qui cherche d’abord à comprendre ce que chaque judoka vient chercher dans le judo, le plaisir, la compétition ou la maîtrise de soi, pour adapter l’exigence à la personne. Il transmet à ses élèves ce souci de la présence et du moment présent qui a fait sa réussite, plutôt qu’un seul catalogue technique, dans la continuité de la formation reçue de Moulins à Nantes en passant par l’INSEP. Pour comprendre le contexte du haut niveau tricolore, la page Pôle France du Dojo Nantais pose les bases du dispositif. Les portraits de Jean-Paul Coche et de Larbi Benboudaoud complètent ce panorama des grandes figures liées à la section.
Ce qu'il faut retenir
- Identité : né le 30 juin 1993 à Moulins-sur-Allier, 3e dan, -66 kg, formé à l’ASPTT Moulins dans une famille de passionnés.
- Triple sacre : 1re division séniors en 2018, 2023 et 2024, avec deux finales consécutives conclues sur kata-guruma et sumi-gaeshi.
- Dojo Nantais : deux saisons en Pro League (2022/23 et 2023/24), quarts de finale atteints à chaque édition, aux côtés de Nadia Guimendego Matchiko et Rubens Colella.
- Palmarès international : 3 titres sur circuits IJF (Orenburg 2015, Casablanca 2017, Luxembourg 2019), demi-finale Paris Grand Slam 2025.
- Formation : STAPS INSEP, DEJEPS (2017), DESJEPS (2019), aujourd’hui directeur technique à l’ASM Judo Clermont-Ferrand.
- Rôle de la Pro League : un cadre compétitif régulier qui a permis à Azema de rester au contact de l’élite entre deux championnats, pendant la période même de son double sacre.
FAQ
Qui est Kévin Azema ?
Kévin Azema est un athlète français né le 30 juin 1993 à Moulins-sur-Allier (Allier). Il concourt en -66 kg et a décroché trois fois le titre de 1re division séniors. Il a porté le maillot du Dojo Nantais pendant deux saisons en Pro League et est aujourd’hui directeur technique à l’ASM Judo de Clermont-Ferrand.
Quel est le palmarès de Kévin Azema ?
Kévin Azema est triple lauréat des championnats de France séniors 1re division en -66 kg. Sur la scène internationale, il compte trois titres sur circuits IJF : Continental Open d’Orenburg (2015), African Open de Casablanca (2017) et European Open du Luxembourg (2019). Il a également atteint les demi-finales du Paris Grand Slam 2025 (5e place) et décroché plusieurs médailles sur les European Cups.
Quelle est la catégorie de poids de Kévin Azema ?
Kévin Azema concourt en -66 kg chez les séniors. En jeunes, il a également évolué en -55 kg et -60 kg avant de se stabiliser dans cette catégorie au niveau senior.
Quel est le grade de Kévin Azema ?
Kévin Azema est 3e dan. Il détient également un DEJEPS (2017) et un DESJEPS (2019) obtenus lors de sa formation à l’INSEP, et occupe aujourd’hui un poste de directeur technique à l’ASM Judo de Clermont-Ferrand.
Kévin Azema a-t-il joué en Pro League ?
Oui. Kévin Azema a représenté le Dojo Nantais pendant deux saisons en Pro League : 2022/23 et 2023/24. L’équipe nantaise a atteint les quarts de finale lors des deux éditions. Il était entraîné par Arnaud Gendre et évoluait aux côtés de combattants comme Nadia Guimendego Matchiko et Rubens Colella.
Quelles sont les techniques favorites de Kévin Azema ?
Les trois tokui-waza de Kévin Azema sont le kata-guruma (roue des épaules), le sumi-gaeshi (contre de coin) et le yoko-tomoe-nage (projection en cercle latérale). Il a conclu deux finales nationales sur ces techniques : kata-guruma en 2023 et sumi-gaeshi (requalifié ippon sur vidéo-review) en 2024.
Où s'entraîne Kévin Azema aujourd'hui ?
Après ses deux saisons au Dojo Nantais en Pro League, Kévin Azema est devenu directeur technique à l’ASM Judo de Clermont-Ferrand, aux côtés de Laurent Pernin. Il y entraîne ses élèves tout en maintenant sa carrière de compétiteur au plus haut niveau.
Essaie le judo au Dojo Nantais
Le kata-guruma, le sumi-gaeshi, le yoko-tomoe-nage : les techniques qui ont valu à Kévin Azema trois sacres s’apprennent sur les tatamis nantais. Le Dojo Nantais te propose un cours d’essai gratuit, sans engagement, pour tous les âges et tous les niveaux, dans trois dojos à Nantes. Pour prendre une licence et rejoindre le Dojo Nantais, tout se passe sur la page d’inscription.
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Sources
- IJF.org : profil officiel Kévin Azema
- FFJDA : Fédération Française de Judo
- INSEP : Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance
- ASM Omnisports : citations de Kévin Azema après les titres 2023 et 2024
- Dojo Nantais : comptes rendus des journées Pro League 2022/23 et 2023/24

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