Lasha Bekauri
Lasha Bekauri, né le 26 juillet 2000 à Akhmeta dans les montagnes de Kakhétie (Géorgie orientale), est l’un des judokas les plus titrés de sa génération : double champion olympique en -90 kg (Tokyo 2021, Paris 2024), deux fois champion du monde juniors et deux fois champion d’Europe. Sacré à 21 ans aux JO de Tokyo, il a conservé son titre à 23 ans à Paris, un exploit que peu de judokas ont réalisé dans l’histoire olympique de la discipline. À 192 cm pour une catégorie de -90 kg, son gabarit hors norme, combiné à une garde atypique et à la précision de son uchi-mata, en fait un combattant reconnaissable entre tous sur les tatamis de l’IJF. Son classement mondial actuel : 3e.
Table des matières
1. Des montagnes de Kakhétie au tatami : les origines de Lasha Bekauri
Lasha Bekauri grandit à Akhmeta, une bourgade nichée dans la région de Kakhétie, au pied des montagnes du Caucase. Dès 7 ans, il parcourt 7 km à pied chaque jour pour rejoindre son dojo, par tous les temps. Ce trajet quotidien n’est pas une anecdote : c’est la première discipline qu’il apprend avant même de mettre le pied sur le tatami. Dans cette région reculée de Géorgie orientale, le judo n’est pas un loisir. C’est un chemin.
À 15 ans, il quitte Kakhétie pour Tbilisi et rejoint le club Shevardeni, sous la direction de Lekso Gviniashvili. Ce départ marque le passage d’un talent régional à un projet sportif structuré. La capitale géorgienne offre le niveau d’entraînement nécessaire pour viser les compétitions internationales, et Bekauri franchit chaque palier à une vitesse inhabituelle. Sa famille reste en arrière-plan, silencieuse et déterminante.
Après ses victoires olympiques, il confie à l’IJF : « I am very proud to be the first Olympic champion from these mountains. » Cette phrase dit tout : il porte sur ses épaules une géographie entière, pas seulement un drapeau. Pour un judoka comme Luka Mkheidze, français d’origine géorgienne lui aussi, ce lien entre identité et combat résonne de façon particulière. La vidéo officielle de l’IJF retrace ce parcours, des montagnes de Kakhétie à l’or olympique.
2. Le prodige des catégories jeunes : carrière cadet et junior 2017-2019
Lasha Bekauri entre sur la scène internationale en catégorie cadets avec une précocité rare. En 2017, à 16 ans, il remporte le titre de champion du monde cadets à Santiago (Chili) en -73 kg et le titre de champion d’Europe cadets à Kaunas. La même année, il s’impose dans deux Coupes d’Europe cadets (Bielsko-Biala et Tula). Deux titres majeurs en une seule saison : le signal est clair.
Le passage en juniors ne ralentit rien. En 2018, il décroche le titre de champion du monde juniors à Nassau (Bahamas) en -90 kg, puis récidive en 2019 à Marrakech. Entre les deux, il ajoute le titre de champion d’Europe juniors à Vantaa (Finlande) en 2019 et un titre aux World Masters juniors de Qingdao. Cette série de titres fait de lui l’athlète le plus titré de sa génération en catégories jeunes sur la période 2017-2019. Voici ses principaux titres en trois saisons :
- 2017 : Champion du monde cadets (Santiago, -73 kg), Champion d’Europe cadets (Kaunas)
- 2018 : Champion du monde juniors (Nassau, -90 kg), Coupe Europe Juniors Berlin (1re place)
- 2019 : Champion du monde juniors (Marrakech, -90 kg), Champion d’Europe juniors (Vantaa), World Masters juniors Qingdao (1re place)
Ce palmarès cadet-junior est l’un des plus riches jamais construits dans les catégories de jeunes en Géorgie. Il valide une progression méthodique, catégorie après catégorie, sans brûler les étapes malgré la précocité.
3. Tokyo 2020 : le sacre olympique à 21 ans
En juillet 2021, Lasha Bekauri arrive à Tokyo avec une épaule réparée de justesse un mois plus tôt à Budapest. Le doute était réel. Mais sur le tatami du Nippon Budokan, il domine son tableau et remporte la médaille d’or en -90 kg, devenant à 21 ans champion olympique. C’est le premier titre olympique de cette catégorie pour la Géorgie en individuel.
Après la victoire, il déclare à l’IJF : « Zurab Kakhabrishvili is the best doctor in the world because a month ago in Budapest I badly injured my shoulder and we were scared about Tokyo. Thanks to him today I felt great and I was able to produce my best judo. Now I’m Olympic champion. Life is good. » Cette citation résume deux choses : la fragilité qui précède chaque sacre, et la reconnaissance qu’il garde envers ceux qui l’entourent. En parallèle, la Géorgie lui verse 1 million de lari de prime d’État, soit environ 323 000 dollars. Sa première préoccupation déclarée : faire rentrer sa mère et sa grand-mère qui travaillaient en Grèce.
La même année, il avait remporté le Grand Slam Tel Aviv et le titre de champion d’Europe séniors à Lisbonne. Tokyo n’est pas un coup de chance : c’est l’aboutissement d’une saison déjà dominatrice.
4. Quel est le palmarès de Lasha Bekauri ?
Le palmarès de Lasha Bekauri, ce Georgian champion de 192 cm, couvre dix ans de compétition. Ses results aux World Championships juniors, aux European Championships et aux Jeux Olympiques forment une progression sans décrochage depuis 2016. Sa photo officielle et son historique complet figurent sur the IJF (International Judo Federation). Chaque title remporté, chaque medal engrangée, ont suivi une logique de progression rigoureuse. Le tableau ci-dessous recense ses titres et récompenses les plus significatifs, vérifiés sur IJF.org et alljudo.
| Année | Compétition | Place |
|---|---|---|
| 2026 | CE Tbilisi (-90 kg) | 5e place |
| 2026 | Grand Slam Tachkent | 2e place |
| 2025 | Mondiaux Budapest, équipe mixte | 1re place (or) |
| 2025 | Grand Slam Abu Dhabi | 1re place (or) |
| 2025 | Coupe Europe Continentale Benidorm | 1re place (or) |
| 2024 | JO Paris 2024 (-90 kg) | Médaille d'or |
| 2024 | Grand Slam Tbilisi | 1re place (or) |
| 2024 | CE Zagreb, équipes mixtes | 2e place |
| 2024 | CE Zagreb individuel | 3e place |
| 2024 | Open Continental Madrid | 1re place (or) |
| 2023 | Mondiaux Doha (-90 kg) | Vice-champion du monde |
| 2023 | World Masters Budapest | 1re place (or) |
| 2023 | Grand Slam Tbilisi | 1re place (or) |
| 2023 | CE Montpellier | 2e place |
| 2022 | Mondiaux Tachkent | 3e place |
| 2022 | Grand Slam Tokyo | 3e place |
| 2021 | JO Tokyo 2020 (-90 kg) | Médaille d'or |
| 2021 | CE Lisbonne (-90 kg) | Champion d'Europe séniors |
| 2021 | Grand Slam Tel Aviv | 1re place (or) |
| 2019 | CM Juniors Marrakech (-90 kg) | Champion du monde juniors |
| 2019 | CE Juniors Vantaa | Champion d'Europe juniors |
| 2018 | CM Juniors Nassau (-90 kg) | Champion du monde juniors |
| 2017 | CM Cadets Santiago (-73 kg) | Champion du monde cadets |
| 2017 | CE Cadets Kaunas | Champion d'Europe cadets |
5. Paris 2024 : le doublé olympique historique
Trois ans après Tokyo, Lasha Bekauri revient aux Jeux Olympiques à Paris 2024 en position de favori. La pression est différente : défendre un titre olympique est une autre discipline que le conquérir. Il navigue son tableau en -90 kg avec la même maîtrise froide, et monte sur la plus haute marche du podium, médaille d’or au cou. Il devient le premier judoka géorgien à réaliser ce doublé olympique en individuel.
Après la victoire à Paris, il déclare à l’IJF : « I believed, I really had faith that this can happen. It was my big dream and I did everything for this one, really everything. » Cette phrase tranche avec l’image du champion qui minimise l’effort. Il revendique la préparation, la foi dans le projet, la totalité de l’investissement consenti. Dans la catégorie -90 kg, réussir ce doublé olympique place Bekauri dans une très courte liste : les autres doubles champions olympiques en individuel dans la discipline se comptent sur les doigts d’une main, à l’image de Shohei Ono en -73 kg.
L’année 2024 avait démarré fort : victoire à l’Open Continental Madrid, 3e au CE Zagreb individuel et 2e avec l’équipe mixte, puis victoire au Grand Slam Tbilisi avant les JO. Un calendrier de préparation maîtrisé, qui confirme que le titre parisien n’est pas le fruit du hasard.
6. Style de combat : l'uchi-mata et la saisie géorgienne
La technique de Lasha Bekauri est immédiatement reconnaissable. Son tokui-waza principal est l’uchi-mata (fauchage de la cuisse intérieure), qu’il déclenche avec une amplitude et une rapidité inhabituelles pour un combattant de 192 cm dans la catégorie -90 kg. Sa stature crée un avantage de levier permanent, mais c’est la précision de sa saisie qui rend ses attaques difficiles à contrer.
Sa garde porte l’empreinte de l’école géorgienne de combat : une prise haute, une gestion du kumi-kata (saisie) très active, qui déséquilibre l’adversaire avant même le déclenchement du mouvement. Quelques caractéristiques distinctives de son style :
- Uchi-mata droit : technique principale, déclenchée à partir de saisies croisées ou d’entrées en rotation
- Gabarit exploité : 192 cm dans la limite des -90 kg, il profite d’un bras de levier supérieur à la quasi-totalité de ses adversaires
- Combat de transition : il enchaîne souvent tatami debout et ne-waza (combat au sol), réduisant les chances de survie après une chute incomplète
- Gestion de la pression : champion olympique avec une épaule blessée à Tokyo, il démontre une capacité à produire son meilleur niveau dans les moments de doute
Sur le circuit IJF des -90 kg, Bekauri évolue au milieu d’une poignée d’adversaires de tout premier plan qui se croisent régulièrement aux tables de tirage des grands rendez-vous. Le Brésilien Rafael Macedo, qu’il a affronté en quart de finale aux Championnats du monde de Tachkent en 2022, le Japonais Sanshiro Murao et le Serbe Nemanja Majdov figurent parmi les noms qui reviennent le plus souvent à ce niveau. Ensemble, ils forment le sommet d’une catégorie où chaque médaille mondiale ou olympique se joue à quelques fractions de seconde.
Ce profil le rapproche des grands techniciens géorgiens : une école qui valorise l’intensité de la saisie et la continuité du combat, dans l’esprit de la tradition géorgienne de lutte ancestrale. Au Dojo Nantais, fondé en 1957 et fort de plus de 1 320 licenciés, Simon Arnout (4e dan, DESJEPS Performance sportive) travaille ces mêmes principes de kumi-kata avec ses judokas seniors compétiteurs. C’est cet esprit du judo, technique et combat intérieur confondus, que le 2e plus gros club FFJDA de France transmet depuis ses origines.
7. Lasha Bekauri après Paris 2024 : saisons 2025-2026
Après Paris 2024, Lasha Bekauri remporte plusieurs titres majeurs en 2025 et reste dans le top 3 mondial. Là où beaucoup de champions marquent une pause après un doublé olympique, lui repart en compétition dès janvier. En janvier, il remporte le Grand Slam Abu Dhabi. En février, la Coupe Europe Continentale de Benidorm (1re place). En juillet, il décroche l’or aux Mondiaux de Budapest avec l’équipe mixte géorgienne. Sa présence au classement mondial IJF est intacte : 3e mondial à date, dans la lignée de sa career depuis 2021.
La saison 2026 nuance légèrement ce tableau. Au Grand Slam Tachkent, il monte sur la 2e marche. Aux European Championships de Tbilisi, son title à domicile lui échappe : 5e place. Ce type de contreperformance, chez un athlète de ce niveau, est souvent le signe d’une transition de cycle ou d’ajustements en cours de préparation. Il a 25 ans : l’horizon compétitif reste long.
Voici ses résultats majeurs depuis 2021, qui donne la mesure de sa régularité au sommet :
- 2021 : Gold Tokyo, CE Lisbonne (or), Grand Slam Tel Aviv (or), World Masters Doha (bronze)
- 2022 : Mondiaux Tachkent (bronze), Grand Slam Tokyo (bronze)
- 2023 : Mondiaux Doha (argent), World Masters Budapest (or), Grand Slam Tbilisi (or)
- 2024 : Gold Paris, Grand Slam Tbilisi (or), Open Continental Madrid (or)
- 2025 : Grand Slam Abu Dhabi (or), Mondiaux Budapest équipe mixte (or)
- 2026 : Grand Slam Tachkent (argent), CE Tbilisi (5e)
Six saisons, zéro creux. C’est ce que le world ranking IJF retient : un judoka qui ne disparaît pas entre les grands rendez-vous, mais construit sa domination compétition après compétition. Le Grand Slam Tbilisi, qu’il a remporté deux fois de suite (2023, 2024), est l’une de ses vitrines favorites : voir le portrait complet de cette épreuve sur dojonantais.com/grand-slam-tbilissi/.
Ce qu'il faut retenir
- Origines : né le 26 juillet 2000 à Akhmeta, Kakhétie (Géorgie). À 7 ans, 7 km à pied par jour pour rejoindre son dojo dans les montagnes du Caucase.
- Double champion olympique : médaille d’or -90 kg à Tokyo 2020 (2021) et Paris 2024, premier judoka géorgien à réaliser ce doublé en individuel.
- Palmarès jeunes : champion du monde cadets (2017), deux fois champion du monde juniors (2018, 2019), champion d’Europe juniors (2019).
- Style : uchi-mata dominant, saisie géorgienne haute, style de transition debout-sol. 192 cm dans la limite des -90 kg, avantage de levier permanent.
- Classement actuel : 3e mondial IJF, performances constantes en 2025-2026 (or Abu Dhabi, or Mondiaux équipe mixte Budapest).
- Esprit du judo : le Dojo Nantais pratique cet art martial avec la même exigence que celle qui a forgé Bekauri, des tatamis accessibles à tous les niveaux, du débutant au compétiteur.
FAQ
D'où vient Lasha Bekauri ?
Lasha Bekauri est né le 26 juillet 2000 à Akhmeta, une ville de la région de Kakhétie en Géorgie orientale, au pied des montagnes du Caucase. Il parcourait 7 km à pied par jour pour rejoindre son dojo dès l’âge de 7 ans. Il quitte cette région à 15 ans pour s’installer à Tbilisi et rejoindre le club Shevardeni, encadré par le coach Lekso Gviniashvili.
Quel est le palmarès de Lasha Bekauri ?
Lasha Bekauri est double champion olympique en -90 kg (Tokyo 2021, Paris 2024), champion du monde cadets (2017), deux fois champion du monde juniors (2018, 2019), champion d’Europe juniors (2019) et champion d’Europe séniors (2021). Il a aussi remporté deux Grand Slams Tbilisi (2023, 2024), le World Masters Budapest (2023) et les Mondiaux par équipe mixte à Budapest (2025).
Quelles sont les dernières performances de Lasha Bekauri ?
En 2025, Bekauri remporte le Grand Slam Abu Dhabi (or), la Coupe Europe Continentale Benidorm (or) et les Mondiaux Budapest avec l’équipe mixte géorgienne (or). En 2026, il prend la 2e place au Grand Slam Tachkent et la 5e place aux European Championships de Tbilisi. Son classement IJF actuel est 3e mondial.
Quel est le style de combat de Lasha Bekauri ?
Lasha Bekauri est un judoka de 192 cm qui combat en -90 kg. Son tokui-waza principal est l’uchi-mata, déclenché avec une saisie géorgienne haute très active. Il pratique un style de transition, avec des enchaînements debout-sol difficiles à couper. Sa gestion de la pression sous blessure (épaule à Tokyo) est souvent citée comme une de ses qualités mentales distinctives.
Qui est l'entraîneur de Lasha Bekauri ?
Lasha Bekauri a été formé à Tbilisi sous la direction de Lekso Gviniashvili au club Shevardeni, avant de quitter les montagnes de Kakhétie à 15 ans. Son médecin personnel Zurab Kakhabrishvili a joué un rôle déterminant lors des Jeux de Tokyo, après une grave blessure à l’épaule subie un mois avant la compétition.
Où peut-on voir des vidéos de Lasha Bekauri ?
L’IJF (International Judo Federation) publie des vidéos officielles de Lasha Bekauri sur YouTube, dont le portrait « a second Olympic gold for Georgia’s unstoppable hero » (2025). La chaîne YouTube IJF et JudoFlix proposent également ses combats en Grand Slam et aux Jeux Olympiques. Il est aussi présent sur Instagram sous le compte @bekaurilasha (354 000 abonnés).
Peut-on pratiquer le judo -90 kg au Dojo Nantais ?
Oui. Le Dojo Nantais, fondé en 1957 et 2e plus gros club FFJDA de France, propose des cours de judo pour tous les niveaux et toutes les catégories de poids, des enfants aux adultes compétiteurs. L’inscription est ouverte à l’année, avec un cours d’essai gratuit sans engagement. Le club compte plus de 1 320 licenciés et dispose de trois dojos à Nantes (Petit Port, Batignolles, Coidelle).
Essaie le judo au Dojo Nantais
Sentir la saisie d’un adversaire qui cherche à te déséquilibrer, basculer dans un uchi-mata, te relever et recommencer : ce que vit Bekauri sur les tatamis de l’IJF commence par les mêmes sensations, sur un premier cours. Le Dojo Nantais te propose un cours d’essai gratuit, sans engagement, pour tous les âges et tous les niveaux. Trois dojos à Nantes, une équipe qui te met en garde dès la première séance.
Tu connais quelqu’un qui suit le judo de haut niveau, ou qui hésite à se lancer dans un sport de combat exigeant ? Envoie-lui ce portrait de Lasha Bekauri, c’est peut-être le déclic qui le décidera à pousser la porte d’un dojo.
Et toi, qu’est-ce qui t’impressionne le plus chez Bekauri : son uchi-mata, sa capacité à gagner l’épaule blessée, ou son sang-froid dans les grandes finales ? Le crois-tu capable d’un troisième titre olympique à Los Angeles en 2028 ? Dis-le-nous en commentaire ci-dessous.
Sources
- IJF.org : profil officiel Lasha Bekauri, citations post-Tokyo et post-Paris, article « Miracle From the Mountains » (2022)
- IJF.org : fiche judoka et résultats complets
- Dojo Nantais : Grand Slam Tbilisi
- Dojo Nantais : portrait Luka Mkheidze
- Dojo Nantais : portrait Shohei Ono
- Wikipedia FR/EN : Lasha Bekauri (données biographiques et prime d’État géorgienne)
- agenda.ge : prime gouvernementale géorgienne après Tokyo 2021
- alljudo.net : vérification des résultats internationaux complets

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